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Femme cherche homme polynesie, Quelle est la place de la femme en Polynésie ? - Polynésie la 1ère

Sciences Sociales et Santé, Vol. Les Tahitiens d'aujourd'hui, dans leur grande majorité, continuent d'enterrer le placenta dans la cour de leur maison ou dans leur jardin, plaçant un arbuste sur ou à proximité de celui-ci. Bien que certains l'oublient ou l'ignorent, l'arbre doit être un arbre fruitier et non simplement ornemental. Les informateurs les plus érudits déclarent qu'il n'est pas nécessaire qu'il s'agisse d'un nouvel arbre.

L'essentiel ne réside pas dans le processus de rattachement d'un individu à un jeune arbre qui grandira avec lui et symbolisera son identité individuelle, mais bien dans l'harmonie et même la continuité des éléments entre l'homme et les plantes, et que manifeste l'enterrement du placenta.

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Le but de la présente étude sera de rendre compte du degré de survivance dans l'ensemble tahitien Tahiti et Moorea, îles Sous-le-Vent et îles Australes femme cherche homme polynesie différentes pratiques liées à l'enterrement du placenta ainsi qu'à la conservation du cordon ombilical qui se détache du nombril quelques jours après la naissance. Nous montrerons comment ces pratiques se perpétuent assez largement bien que l'occidentalisation femme cherche homme polynesie de ces îles et certains choix récents en matière de politiques de santé tendent à avoir des effets inverses.

Ces coutumes n'ont sans doute pas non plus traversé une période de plus de deux cents ans d'acculturation occidentale et notamment chrétienne, sans changer de sens. Ainsi verrons- nous que la dangerosité traditionnelle du placenta, liée à l'impureté féminine et au pouvoir de corruption ou de contagion du sang, a laissé place à une vision plus positive de ce placenta, pouvant même parfois donner lieu à certaine exaltation identitaire.

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Bien qu'il faille se méfier du caractère idéologique de certaines affirmations et réinterprétations contemporaines particulièrement militantes, il reste que traditionnellement, en effet, les cultures océaniennes posent un rapport d'intimité extrême entre l'homme et la terre. Celle-ci ne peut être vendue ou donnée à un tiers. Du reste, les droits des hommes sur la terre ne sont souvent que des droits d'usage et d'usufruit.

On peut même parler en l'occurrence d'une réciprocité de femme cherche homme polynesie entre les hommes et la terre.

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D'un point de vue linguistique, dans presque toute la Polynésie, c'est le même terme kâinga qui signifie, sous des formes voisines, à la fois la parenté et la terre Howard et Kirkpatrick, : En langue tahi- tienne, dans laquelle existe un terme spécifique qualifiant la catégorie des parents feti'ion retrouve aussi le terme ai' a désignant la terre d'origine, la terre nourricière, et dans une acception plus politique, la patrie.

L'enfant sorti du ventre ôpu de sa mère appartient annonce femme cherche homme pour mariage aussitôt à un autre ventre ôpu feti'i : groupe femme cherche homme polynesie parenté ; d'où l'importance des pratiques et représentations relatives à l'attache du cordon ombilical ipito femme cherche homme polynesie le nombril tumu pito : femme cherche homme polynesie, racine du pitositué exactement au milieu sur les plans horizontaux et verticaux du ventre d'une personne.

Pour ce qui est du placenta, du cor- 2 8 BRUNO SAURA don ombilical et du nombril d'un enfant, les dimensions physique, organique et spirituelle de ces objets s'entremêlent : le nombril est un point d'ancrage, le centre de gravité ou le milieu d'un corps ; le cordon ombilical est un instrument ou moyen d'échange de vie et de souffle entre la mère et l'enfant ce dernier ne conquérant son propre souffle qu'au moment de la section du cordon ; enfin, le placenta se présente comme une substance nourricière, unissant charnellement et vitalement la mère et l'enfant, avant que celui-ci fasse son entrée dans la société des hommes au sens générique du terme et dans l'univers de la culture ordonné par les hommes au sens masculin du terme.

Inversement, son non accomplissement, pour des raisons volontaires ou résultant d'une impossibilité matérielle, paraît ne pas être sans importance, et même, pour certains, on le verra, peut-être pas sans conséquences pour l'enfant. Depuis la fin des années quatre-vingt, mais tout particulièrement à partir dele gouvernement de la Polynésie française a entrepris une politique visant à réduire à un minimum le nombre de naissances en dehors des femme cherche homme polynesie des centres urbains, cela, bien entendu, dans l'intérêt de la santé des mères et des nouveau-nés.

Concrètement, les femmes des districts ruraux de Tahiti, celles des îles Marquises, Gambier et Tuamotu, sont acheminées vers la maternité de Mama'o à Pape'ete. Celles des îles Australes bénéficient d'un voyage gratuit vers la maternité de Tubuai, et celles des îles Femme cherche homme polynesie vers la maternité de Raiatea. En peu de temps, cette politique, simplement incitative au départ et de plus en plus contraignante, a porté ses effets.

Par conséquent on naît et, d'ailleurs, on meurt aussi de moins en moins dans son île d'origine en Polynésie française. Femme cherche homme polynesie politique conditionne nécessairement des changements dans les pratiques de conservation et d'enterrement du placenta.

Le père ou les grands-parents du bébé ne sont pas toujours présents pour récupérer ce qui risque, dès lors, d'être considéré comme un déchet médical et incinéré. Dans ces conditions, il est probable que beaucoup préféreront y renoncer. Aussi avons-nous entrepris, en pleine période d'accélération des changements culturels liés au placenta, de prendre la mesure de la perpétuation de cette tradition.

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Un questionnaire a été établi et passé à près de mères venant d'accoucher à Papeete en mai-juinet à plusieurs dizaines de mères dans les îles de Moorea et Raiatea. Il a essentiellement été diffusé en milieu socioculturel polynésien 4. Cela signifie que nous avons exclu du champ de l'enquête les cliniques privées ainsi que l'hôpital militaire de Tahiti, alors encore en fonctionnement. Le nombre de naissances dans ces trois derniers établissements est faible, certains ne disposant pas même d'un service permanent d'obstétrique.

En revanche, c'est là que s'effectuent la majorité des accouchements des femmes européennes. L'essentiel de l'enquête a porté sur la maternité du Centre hospitalier territorial de Marna' o à Papeete. Sa clientèle est essentiellement polynésienne, comprenant un grand nombre de femmes originaires des autres îles que Tahiti.

Entre le 1er mai et le 10 juinnaissances y ont eu lieu, donnant chaque femme cherche homme polynesie lieu au passage du questionnaire rempli par la directrice de l'École de sages-femmes de Tahiti, E.

Vaimeho, deux jours après l'accouchement. Les femmes interrogées étaient âgées de 16 à 41 ans.

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Conformément à la pratique polynésienne, le placenta avait été proposé par le personnel médical en salle d'accouchement à la plupart d'entre elles, après la délivrance, à l'exception de celles accouchant sous anesthésie totale. La première variable à prendre en compte pour expliquer ce choix est d'ordre ethnique. L'appartenance ethnique femme cherche homme polynesie donc significative mais elle joue tout de même relativement peu, en raison de l'homogénéité ethnique globale de la population étudiée.

Or, il n'en est rien, la proportion de garçons étant même légèrement supérieure dans le groupe des placentas non gardés. La troisième variable est l'âge des mères, avec pour hypothèse un moindre intérêt possible des jeunes mères pour cette pratique culturelle.

Cela semble signifier que la tradition femme cherche homme polynesie maintiendrait davantage dans les milieux défavorisés socialement et économiquement, ceux dans lesquels les filles ont des enfants plus jeunes et qui femme cherche homme polynesie plus près de leurs coutumes ancestrales.

D'ailleurs, même si toutes les jeunes filles ne sont pas nécessairement au courant des pratiques traditionnelles liées à l'enterrement du placenta, celui-ci peut avoir été réclamé avant même la naissance par les grands-parents qui se chargent de l'emporter, comme l'attestent nombre de questionnaires faisant état d'une demande préalable à l'accouchement.

Nous avions également fait figurer dans notre enquête une question portant sur l'adoption éventuelle de l'enfant par des non-membres de la famille, pratique assez courante en Polynésie au terme d'une grossesse non désirée.

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Dans ces cas, on aurait pu penser que les mères n'étaient pas non plus femme cherche homme polynesie de conserver le placenta. En fait, à Papeete, aucun cas de ce type ne s'est présenté clairement. Deux mères du groupe II placenta non emporté ne donnent pas de réponse, tout comme deux autres mères du groupe I. En revanche, ce groupe I comprend trois réponses positives, signifiant que même si l'enfant est confié en adoption à des personnes extérieures à la famille généralement des Français métropolitains venus spécialement à Tahiti pour l'occasionla mère reste attachée à la perpétuation de cette coutume reliant l'enfant à sa terre natale.

Enfin, la dernière variable prise en compte a trait à l'origine géographique des mères et ce, moins pour des raisons de persistance de ces traditions dans les îles éloignées qu'à l'inverse, pour mesurer l'impact des problèmes liés au transport du placenta. En effet, sur les femmes recensées, femme cherche homme polynesie sont venues exprès accoucher à Tahiti, et Dans leurs réponses, beaucoup expriment des regrets, précisant qu'elles l'auraient ramené chez elles si elles avaient accouché dans leur île.

D'une façon plus générale, l'éloignement et les difficultés du transport figurent au premier rang des raisons invoquées par les mères qui n'emportent pas le placenta. D'autres mères précisent simplement ne pas le vouloir, et une jeune femme originaire des îles Marquises dit ne pas connaître cette coutume.

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Enfin, il y a celles qui justifient leur désir de ne pas l'emporter du fait qu'elles résident dans une maison louée, le placenta ne pouvant pas, à leurs yeux, être enterré sur une terre non familiale. Dans la maternité de Taravao, située à 55 kilomètres de Papeete, au sud-est de l'île de Tahiti, 38 questionnaires ont également été passés Le seul cas de placenta non récupéré bébé de sexe féminin concerne un des deux cas d'enfant à adopter par des tiers.

Dans l'île de Moorea, voisine de Tahiti, pour 49 naissances, 45 placentas ont été récupérés 6. Femme cherche homme polynesie les sept mères destinant leur enfant à une adoption extérieure ont emporté le placenta.

Quant au sexe, une nouvelle fois, il n'a rien à voir avec la conservation ou l'abandon du placenta puisque les quatre non emportés sont ceux de garçons 27 garçons sur 49 naissances. Ce taux légèrement supérieur d'abandon du placenta des enfants de sexe masculin de même qu'à Tahiti ne nous paraît pas répondre à femme cherche homme polynesie quelconque logique culturelle ; il atteste surtout d'une non discrimination à l'égard des enfants de sexe féminin, sur laquelle nous reviendrons.

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Enfin, à Raiatea îles Sous-le-Vent98 mères ont répondu au questionnaire, diffusé entre mai et août Soixante-cinq des 79 mères polynésiennes l'emportent, les autres ayant soit accouché par césarienne, soit femme cherche homme polynesie ne pas vouloir le conserver.

Il apparaît aussi que les femmes venues spécialement accoucher à Raiatea sont attachées au rapatriement du placenta vers leur île d'origine mais que des problèmes pratiques se posent. Un certain nombre ne le récupèrent pas au moment de leur départ, ou viennent le réclamer 5 12 BRUNO SAURA alors femme cherche homme polynesie l'équipe de ménage l'a déjà fait incinérer car les placentas s'entassent dans un petit congélateur qui n'est pas destiné à cet effet.

En conclusion, il s'avère qu'à Tahiti, en milieu urbain et polynésien, une femme sur deux emporte le placenta de son enfant. Ce chiffre serait plus élevé si des problèmes de transport n'affectaient pas les mères originaires d'îles éloignées, ce qui est également parfois le cas à Raiatea. Si l'attachement à la tradition polynésienne est le facteur explicatif essentiel de la persistance plus forte de ces pratiques en secteur rural, il ne faut pas oublier la part de certaines contingences matérielles.

Ainsi, dans les maternités et dispensaires dépourvus d'incinérateur, le personnel médical attend des parents qu'ils emportent le placenta. L'existence d'un incinérateur peut, à l'inverse, accroître la part des placentas non systématiquement proposés, jetés hâtivement ou mélangés — dans le cas d'accouchements simultanés — par le personnel de soin ou de nettoyage, et donc non récupérés par les parents. Pluralité des significations d'une pratique Pour ce qui est de la signification que les parents, et en particulier les mères, attribuent à l'enterrement du placenta, nous disposons de réponses apportées au questionnaire qui recoupent d'autres observations préalablement établies, notamment par le docteur Barbiera Un certain nombre de mères font état de ce qu'il s'agit là d'une pratique ancestrale, sans justification particulière 7.

La majorité développe néanmoins un discours sur le lien qui existera entre le nouvel arbre planté à l'endroit où femme cherche homme polynesie enterré le placenta et l'enfant. Les espèces plantées varient, mais reviennent surtout le cocotier, le manguier greffé donnant des fruits savoureuxle citronnier, l'arbre à pain, le manguier sauvage vi Tahiti 8.

S' agissant des conditions matérielles d'enterrement du placenta et du choix du lieu de sa destination, c'est vers le père ou les grands-parents de l'enfant qu'il faut se tourner, car la mère, alitée ou non, ne s'en occupe en général pas. La plupart des personnes interrogées disent enterrer le placenta assez profondément, pour ne pas qu'un chien femme cherche homme polynesie et ils sont nombreux en Polynésie — vienne le déterrer. À défaut de placer directement un arbre dessus, certains placent un parpaing sur le trou rebouché et un arbuste légèrement sur le côté.

Le placenta est soit enterré à nu, dans le sol, soit enveloppé d'un linge ou de feuilles. Traditionnellement, on recourait à des feuilles d'arbre à pain 'urude 'ape Alocasia macrorrhizaà des feuilles de ti Cordyline arrondies rau menemenede nono Morinda citrofolia ou de riri Lys de Rarotonga 9. Originaire de Raivavae aux Australes, une île qui a conservé plus que d'autres ses traditions, le pasteur G. Tumarae, dit Rono, se souvient qu'on enterrait autrefois le placenta enroulé dans une natte tressée pe 'uesouvent celle sur laquelle la mère avait accouché.

Nous y reviendrons lorsqu'il sera question de l'impureté commune aux substances féminines engagées dans la naissance et aux cadavres. Le lieu traditionnel d'enterrement du placenta, comme de dépôt du cordon ombilical desséché était, dans les temps pré-européens, le marae — temple, sanctuaire — familial, notamment pour les enfants nés de souche royale ou, si site de rencontres pour surdoués préfère, à l'intérieur de familles de chef.

Il pouvait s'agir rencontres geek partie de la cour du marae, ou de la structure même du temple. On note toutefois une grande variété de situations, d'un archipel et parfois d'une île à l'autre, dans l'ensemble polynésien. Dans les deux cas, la signification paraît toujours être celle d'un rattachement de l'enfant, par le biais d'un arbre ou d'une maison, à sa terre ifenua d'origine, à une propriété familiale, ancestrale 10ou bien, dans une acception plus vaste, l'attachement de l'enfant à son île natale fenua, ici dans le sens de territoire émergémalgré les voyages qu'il ne manquera pas d'entreprendre.

Dans ce cas, l'enterrement des morts, comme celui du placenta et du cordon, valide des droits de propriété. Effectivement, dans l'ensemble tahi- tien, nombre d'îles ne sont toujours pas dotées de cimetière communal ou paroissial, et les morts sont, comme les placentas, enterrés à quelques mètres, parfois moins, des maisons. En femme cherche homme polynesie de dispute de terre, les Tahitiens évitent d'ailleurs de s'approprier une parcelle sur laquelle se trouveraient des morts qui ne seraient pas les leurs, preuve de l'illégitimité sociale de leurs revendications.

Dans le cas où le placenta site de rencontre edmonton parfois le cordon ombilical seraient mis en terre au seuil de la maison, point n'est besoin de planter un arbre Le but recherché alors paraît non pas tant d'assurer une continuité de fructification entre l'enfant et la nature, que de garantir son ancrage dans son univers familial et, par là même, sa sociabilité.

Aussi, en définitive, convient-il de ne pas confondre le gage de santé et de sociabilité que représente l'enterrement du placenta, et le fait que celui-ci ait lieu sur une propriété familiale.

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Même si la plupart des personnes interrogées invoquent la nécessité d'être propriétaire de la terre, faute de quoi la pratique ne ferait pas sens, il n'y a là rien d'absolu.

Plusieurs sages-femmes nous ont ainsi rapporté qu'autrefois, du temps où existaient de réelles difficultés de transport entre vallées ou villages des îles à Rurutu, à Nuku Hiva Un autre point important concerne le sexe de l'enfant, dont nous avons vu qu'il n'influait pas sur la conservation ou non de son placenta, mais qui pourrait induire des différences de pratiques et de signification de cet enterrement.

Les documents relatifs à la société tahitienne pré-européenne ne permettent pas d'étayer l'hypothèse femme cherche homme polynesie traitements spécifiques en fonction du sexe, même si de telles informations existent dans femme cherche homme polynesie autres sociétés polynésiennes Il rapporte plus loin femme cherche homme polynesie présence identique d'instruments de guerre au moment de la naissance de l'enfant et de la section de femme ronde rencontre serieuse cordon ombilical, à Rarotonga îles Cook ainsi qu'à Tahiti, mais sans précision d'un lien avec le sexe du nouveau-né Aujourd'hui, s'agissant du choix des espèces végétales plantées sur le placenta, il n'existe pas en Polynésie française de différence en fonction du sexe du nouveau-né.

En revanche, on note une accentuation masculine dans la pratique d'immersion du cordon ombilical dans l'océan, assez spécifique aux îles Australes. Bien qu'elle s'applique aux deux sexes, cette immersion concerne surtout les enfants mâles dans la mesure où elle est un gage de conciliation des éléments pour le navigateur et de souffle pour le pêcheur que l'enfant est appelé à devenir.

Il est possible, mais cela mériterait d'être vérifié, que femme cherche homme polynesie cordons des garçons soient plus systématiquement immergés dans l'océan, au large, alors que ceux des filles seraient davantage conservés dans une femme cherche homme polynesie, un tissu ou un petit bocal à l'intérieur de la maison, les deux pratiques existant concurremment aujourd'hui.

Or, la pêche sur le récif est une activité exclusivement féminine, tandis que la tâche d'édifier une maison ou de créer une tarodière sur le sol familial appartient aux hommes.

Formé de matière nourricière et de sang, le pufenua était traditionnellement rattaché à l'univers féminin, potentiellement porteur de souillure et de corruption. Ce danger s'exerçait non seulement à femme cherche homme polynesie des hommes, mais aussi du nouveau-né, une fois son autonomie acquise, c'est-à-dire une fois la section du cordon ombilical accomplie.

Il est assez paradoxal que le placenta soit, d'une part, étroitement attaché à la symbolique de la vie, de la croissance, de la fructification et que, d'autre part, il fasse l'objet de traitements très similaires à ceux appliqués aux cadavres, comme l'a bien établi Babadzan Nous avons essayé de rendre compte ailleurs Saura, de cette contradiction qui s'explique selon que l'on se place du côté de la symbolique ou femme cherche homme polynesie matières.

Cette association du placenta à un cadavre ne manquerait pas de surprendre les Tahitiens d'aujourd'hui qui, largement ignorant la plupart du temps des croyances et rites religieux d'autrefois, gardent plutôt à l'esprit 11 18 BRUNO SAURA la dimension positive, nourricière et identitaire du placenta Par dimension identitaire, nous faisons allusion à la fonction d'attache, au lien que crée son enterrement entre l'enfant et la propriété de ses ancêtres, ou, dans un sens plus large, son île natale. Une réinterprétation identitaire contemporaine Les outrages qu'à fait subir à la nature la croissance urbaine accélérée des quarante dernières années, à laquelle femme cherche homme polynesie venus s'ajouter les essais nucléaires français de àont entraîné de vives réactions en milieu polynésien et tout particulièrement au sein de l'Église protestante.

Première institution implantée à Femme cherche homme polynesie au xixe siècle, avant même l'apparition de l'État français, l'Église protestante aujourd'hui Église évangélique de Polynésie française fait corps avec la société ma'ohi polynésienne. Le principal intellectuel de l'Église, reconnu comme l'un des meilleurs écrivains et locuteurs de la langue tahitienne, Duro Raapoto, est à l'origine d'une importante production littéraire dont on a eu l'occasion ailleurs Saura, d'analyser la portée tout à la fois théologique, philosophique et politique.

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Nous en reproduisons ici les principaux extraits, traduits et commentés au fur et à mesure. Dans la vision du monde de la Bible, l'homme est adam, c'est-à-dire, fenua terre-sol.

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Chez les Polynésiens, l'homme a été créé à base de one terre-sableune autre expression désignant femme cherche homme polynesie matière qu'est la terre. Puis, animé par une pensée de type culturaliste qui attribue à la langue le rôle de support d'une vision originale du monde, l'auteur part à la recherche des évidences de cette indissociabilité essentielle, dans rencontre des femmes gratuit vocabulaire tahitien Saura, La référence aux mythes d'origine hébraïques, avec lesquels le théologien Raapoto effectue un parallèle, mérite que l'on s'y attarde.

Effectivement, Adam est dans la Bible une créature fabriquée à base de poussière de terre 20tout comme la femme dans les mythologies des Maoris de Nouvelle-Zélande. Ils se rassemblent sur la plage de Kurawaka, pubis de la terre-mère, et façonnent le corps féminin sur lequel l'un d'entre eux, Tâne, s'allonge et dans les narines duquel il insuffle la vie. Dans ces ressemblances, les missionnaires d'hier, comme nombre de théologiens océaniens aujourd'hui, n'ont pas manqué de chercher à lire, tour à tour, la preuve de la vérité des textes bibliques, ou bien un critère de valeur des mythologies insulaires.

À ce sujet, certains racontent qu'un jour, Ta'aroa appela l'homme par son nom. Lorsqu'il vint, il l'endormit et, pendant son sommeil il lui prit un ivi, un de ses femme cherche homme polynesie, et en fit une femme qu 'il lui donna pour épouse. Ainsi devinrent-ils les ancêtres du genre humain.